Cet événement insolite éveille en moi quelques réflexions.... De visite à St Pétersbourg il y a déjà quelques années, j'avais entendu parler d'un épisode similaire. Un visiteur, russe bien-sûr, déambulant dans le musée de l'hermitage, qui s'était soudain lancé avec rage sur un tableau et l'avait lacéré avant d'être intercepté par la sécurité.
Le verdict avait été la folie....
Qu'est-ce qui pousse des gens à accorder une symbolique à un tableau, jusqu'à vouloir le bafouer? Le symbolisme de ce tableau peut-il donc être si puissant qu'il pousse à un acte transgresseur ? Car pour moi, c'est un acte fort. Aucun intérêt pour le sacrilège à déchirer ou chercher à abimer une toile publique. D'ordinaire on prête à l'art un pouvoir assez inoffensif, l'art étant confiné dans le domaine de la sublimation ou du fantasme, tandis que la vie réelle, elle, peut engendrer des actes violents par réaction. Simple folie, donc, ou réel pouvoir de suggestion ?
Cette réflexion en appelle pour moi une autre, il y a trois jours je mangeais avec des amis, et une amie évoqua un fait divers qui avait été relaté dans un journal quelconque. Il s'agissait d'un criminel qui s'était livré à un acte de cannibalisme sur sa victime. Ce criminel était japonnais. Comme il vivait en France depuis longtemps, il avait ét jugé par des juges français, qui avaient conclu à la folie. Mais plus tard, le dossier avait été vu par des psychologues japonnais, ces derniers avaient conclu que pour des japonnais, ce patient ne serait pas fou mais simplement criminel.
Qui aurait des spécificités dues aux peuples ?
Tout cela en tous les cas me laisse bien songeuse...
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