Les identités meurtrières, extrait

Les identités meurtrières, extrait

 

    L'identité d'une personne n'est pas une juxtaposition d'appartenances autonomes, ce n'est pas un "patchwork", c'est un dessin sur une peau tendue; qu'une seule appartenance soit touchée, et c'est toute la personne qui vibre.

    On a souvent tendance à se reconnaître , d'ailleurs, dans son appartenance la plus attaquée; parfois, quand on ne sent pas la force de la défendre, on la dissimule, alors elle reste au fond de soi-même, tapie dans l'ombre, attendant sa revanche; mais qu'on l'assume ou qu'on la cache, qu'on la proclame discrètement ou bien avec fracas, c'est à elle qu'on s'identifie. L'appartenance qui est en cause- la couleur, la religion, la langue, la classe...- envahit alors l'identité entière. Ceux qui la partagent se sentent solidaires, ils se rassemblent, se mobilisent, s'encouragent mutuellement, s'en prennent à "ceux d'en face". Pour eux, "affimer leur identité" devient forcément un acte de courage, un acte libérateur... 

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