Marie Laurencin

Marie LAURENCIN 

(31 octobre 1883 à Paris où elle est morte le 8 juin 1956)

 

ENFANCE ET AMOUR: GUILLAUME APOLLINAIRE

Enfant naturelle, selon l'acte de naissance, elle ne sera d'abord pas reconnue par sa mère, et son père ne sera jamais dénommé. Elle est élevée à Paris par sa mère, Pauline Mélanie Laurencin, couturière, et suit les cours du lycée Lamartine.  


 

Elle prend quelques leçons de peinture sur porcelaine à Sèvres et de fleurs auprès de Madeleine Lemaire, avant d'entrer à l'Académie Humbert où elle rencontre Georges Braque
 elle participe en 1907 pour la première fois au salon des Indépendants. Cette même année Picasso lui fait connaître Guillaume Apollinaire. Au Bateau-Lavoir, elle fréquente alors André Salmon, Max Jacob, le douanier Rousseau. Sa liaison avec « Guillaume le mal-aimé », lui aussi bâtard, aussi passionnée que tumultueuse, dure jusqu'en 1912.

 

« Mon destin, ô Marie, écrit Guillaume, est de vivre à vos pieds, en redisant sans cesse ô combien je vous aime. » Marie est autant passionnée que fascinée par ce poète libre et inventif dans son art : « Il rayonnait d’une autorité rieuse, dit-elle. Il avait déjà dans le regard, dans la bouche, cette séduction quasi féminine à laquelle personne ne résistait. »  Il lui dédie de nombreux poèmes, tandis qu'il lui inspire l'une de ses toiles majeures Apollinaire et ses amis (1912), parmi lesquels on reconnaît Picasso et Gertrude Stein. 1912, c'est la date de leur rupture. Apollinaire écrira pour l'occasion "Ouvrez-moi cette porte où je frappe en pleurant". Les deux artistes resteront de grands amis, jusqu’à la mort du poète, en 1918, et sans que l’amour de l’un pour l’autre n’ait jamais entièrement disparu.

LE PEINTRE

Parallèlement, elle s'initie à la gravure auprès de Jean-Émile Laboureur. Sa première manière, dite cubiste, est à juste titre considérée comme la plus exigeante. Laurencin a en effet pleinement participé de cette période hautement fertile de la modernité. Dans ce monde de peintres masculins, Marie est définitivement parvenue à trouver sa place. De nombreuses femmes avant elle ont essuyé des échecs dans cette société machiste. En 1900, Mesdames Lesueur et Gréville, deux femmes de lettres, avaient tenté de se faire élire au Comité des gens de Lettres. Elles avaient reçu une réplique cinglante d’Octave Mirbeau, publiée dans Le Journal : « La femme n’est pas un cerveau, Elle est un sexe et c’est bien beau. Quelques femmes, exceptions rarissimes, ont pu donner, soit dans l’art, soit dans la littérature, l’illusion d’une force créatrice. Mais ce sont des êtres anormaux ou de simples reflets de mâle. » A l’époque de Marie, Colette est encore contrainte d’utiliser le nom de son mari Willy pour faire publier son roman Claudine à l'école.

 

En juin 1914, elle épouse le baron Otto von Wätjen, rencontré à Montparnasse l'année précédente. Le couple doit s'exiler en Espagne dès la déclaration de guerre, d'abord à Madrid, puis à Malaga et Barcelone. Marie écrit alors ses premiers poèmes, réunis plus tard dans Le Carnet des Nuits.  Elle retrouve à Madrid Sonia et Robert Delaunay, grâce à Francis Picabia, pour lequel elle compose des poèmes pour sa revue dada 291 en 1917.

En 1920, elle revient à Paris, divorce et entame, avec détermination et indépendance, une brillante carrière de « femme-peintre ». Paul Rosenberg sera désormais son marchand. Elle noue des liens profonds et féconds avec de nombreux poètes et écrivains dont elle illustre les œuvres : André Gide, Paul Morand, Jacques de Lacretelle, Max Jacob, Saint-John Perse, Marcel Jouhandeau, Jean Cocteau, Jean Paulhan, Somerset Maugham et tant d'autres, tandis qu'elle se détache volontairement de la communauté des peintres.

Portraitiste adulée d'un certain milieu mondain qui fréquente Le Bœuf sur le toit, Coco Chanel, la baronne Gourgaud, Paul Guillaume, Helena Rubinstein, Marie Laurencin s'illustre également comme décoratrice de ballets et de théâtre auprès de mécènes : Les Roses d'Henri Sauguet pour Les Soirées de Paris d'Étienne de Beaumont, les Ballets russes pour Serge de Diaghilev avec Les Biches, la Comédie-Française pour la jeune Madeleine Renault, les ballets du précoce Roland Petit au Théâtre des Champs-Elysées.

Sa présence au salon de l'Ambassadrice à l'Exposition des arts décoratifs de 1925 est très applaudie. L'inspiration laurencine se traduit alors par une peinture de chevalet toujours féminine, à la facture délicate nourrie d'une palette plus suave, selon une simplification croissante de la composition et des formes. Privilégiant la pose gracieuse de ses modèles, elle les pare selon sa fantaisie de plumes ou de perles. Elle participe ainsi de l'art de vivre du Tout-Paris des Années folles. Après la crise économique de 1929, elle s'associe avec Laboureur pour enseigner à l'Académie du XVIe.

 

                            LE DECLIN

Au soir de sa vie, après la guerre, sa vue faiblit et sa renommée s'estompe. Elle illustre l'étiquette du château Mouton Rothschild de 1948. Par testament, elle laisse ses biens à sa fille adoptive, Suzanne Moreau-Laurencin, et choisit pour ayant droit la Fondation des orphelins d'Auteuil.

                                                                                                LA MORT

Elle continuera à peindre affirmant toujours ce style fait de douceur et de féminité, et à écrire jusqu'à sa mort le 6 juin 1956. Elle est enterrée au cimetière du Père Lachaise à Paris.

Selon ses dernières volontés, elle a été mise en terre vêtue d'une robe blanche, tenant dans une main une rose et dans l'autre une lettre d'amour d'Apollinaire...

 

Elle est enterrée au cimetière du Père Lachaise à Paris.

Selon ses dernières volontés, elle a été mise en terre vêtue d'une robe blanche, tenant dans une main une rose et dans l'autre une lettre d'amour d'Apollinaire...

 

  exposition LAurencin :LAURENCIN


 

 

Anciens coups de coeur:  Geneviève LENOIR son site   Annie Prédal ! ! ! !son site:Prédal

Hugues GILLET     son site

 

et Philippe MARTINERY,  son site :MARTINERY 

 

 

 

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